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Sujet : La Radio IP, par Pierre Belanger, Extrait

Le cas du Disque
Pour le disque, la mission de disponibilité de la musique de son choix est confondue avec son mode de distribution physique! : le CD en matière plastique. Cette polycarbonatedépendance a été renforcée par l’irruption brutale de la distribution en réseau sans rétribution des auteurs.

Le problème semble insoluble! : tout ce qui se duplique gratuitement devient gratuit, la musique est un fichier reproductible, indexé et distribué, sans frais! : la musique par conséquent devient gratuite et perd toute valeur marchande. Or, la musique, pour exister en tant qu’industrie, doit être rémunérée.

La solution se fonde sur une réinterprétation du passé! : la musique a toujours été gratuite parce que disponible gratuitement autrement que sur CD du commerce! : enregistrée à la radio, échangée entre amis, enregistrée sur cassette, gravée sur CD... Dès lors qu’un produit est disponible gratuitement, ce que l’on achète - quand on l’achète - n’est pas le produit lui-même, mais le service qui l’accompagne.

Si donc on achète un CD, ce n’est pas de la musique que l’on achète - parce qu’elle est gratuite par ailleurs -, ce n’est pas un objet - à moins d’être collectionneur - c’est un service!: celui des conditions de la disponibilité de la musique choisie.

C’est cette prestation de service qui rémunère la musique. C’est le service qui paye la musique. Le modèle économique de la musique a toujours été indirect et a impliqué l’intermédiation du service.

Cette réinterprétation montre que l’industrie du disque n’affronte pas une situation nouvelle sur le fond, à savoir la gratuité de la musique, mais sur la forme! : la gratuité en réseau informatique.

Il faut voir l’industrie du disque non pas comme une industrie de création de contenus, mais plutôt comme une industrie de services investie d’abord dans la distribution et en second lieu dans la production et la gestion des droits afférents. Le service consiste à rendre disponible la musique à la demande de chacun. Ce service était rendu jadis par la distribution de CD. C’est pourquoi ces entreprises étaient collectivement nommées maison de disques, rappelant leur principale valeur ajoutée à savoir la distribution - un service - plutôt que maison de musique - un produit -.

Qui rend le mieux ce service aujourd’hui!? Le service en ligne «!iTunes!» associé au terminal «!iPod!». L’intégration du logiciel et du matériel en une totalité élégante et intuitive, marque de fabrique d’Apple, est aujourd’hui le meilleur moyen d’organiser et de disposer de sa musique, voire de découvrir de nouvelles musiques à acheter dans un choix de dix millions de morceaux. Le public ne s’y est pas trompé et la majorité de la musique vendue en ligne l’est par ce service qui a dépassé récemment les six milliards de téléchargements.

Face à cette domination, les maisons de disques ont évolué en développant un portefeuille d’activités souvent prospères autour de la musique! : offres et produits musicaux pour téléphones mobiles, produits dérivés, organisation de spectacles, association à des plateformes musicales, expérimentation de financement de la musique par la publicité, agent et gestionnaire de droits, etc....

Mais fondamentalement les maisons de disques souffrent de ne pas être des maisons de disques durs et surtout d’avoir plus misé sur le code pénal pour se défendre plutôt que sur le code informatique pour mieux servir ses clients.

En effet, les difficultés actuelles de l’industrie du disque pour être le premier service de musique en réseau l’ont amené à concentrer ses efforts sur la gestion des droits musicaux et par conséquent à se placer sur le terrain juridique, législatif et judiciaire ce qui était bien entendu nécessaire, mais ce qui l’a parfois détourné de sa mission première!: le service.

Petit ouvrage de 32 pages, avec un travail de réflexion, j'adhère pas à tout, mais une démarche cartésienne est toujours louable

Dernière modification par WilnocK (22-07-2010 02:01)

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Re : La Radio IP, par Pierre Belanger, Extrait

WilnocK a écrit:

La solution se fonde sur une réinterprétation du passé! : la musique a toujours été gratuite parce que disponible gratuitement autrement que sur CD du commerce! : enregistrée à la radio, échangée entre amis, enregistrée sur cassette, gravée sur CD... Dès lors qu’un produit est disponible gratuitement, ce que l’on achète - quand on l’achète - n’est pas le produit lui-même, mais le service qui l’accompagne.

Mon dieu, mon dieu. Cet article est tellement à côté de la plaque que ça fait peine à voir.
Mais je m'arrête surtout sur ce passage, car il démontre bien que son auteur ne connait strictement que dalle à l'histoire de la musique et encore moins à l'histoire du disque. Oser prétendre le contraire comme il le fait ici, rend non seulement son raisonnement caduque, car parti d'un pré-supposé totalement faux, mais il passe du même coup pour un idiot.

La musique a TOUJOURS été payante. Depuis les troubadours jusqu'à aujourd'hui, le musicien a toujours reçu une rémunération pour son art. Seul le mode de diffusion a changé afin de toucher le plus grand nombre. On est passé de l'interprétation en concert au support enregistré dont la commercialisation à grande échelle date de 1948.

Ce nouveau mode de diffusion a permis au plus grand nombre d'accéder à des œuvres qu'il n'aurait sans doute jamais entendu, c'est la sans doute le service rendu par les maisons de disque notamment au répertoire classique, même si l'on a jamais vu un orchestre ou un chef jouer gratuitement pour enregistrer ces œuvres.

Il faut voir l’industrie du disque non pas comme une industrie de création de contenus mais plutôt comme une industrie de services.

Là on atteint le summum de la connerie. Car dire une chose pareille c'est tout simplement ignorer le travail des maisons de disque de jazz, ainsi que l'histoire de cette musique, qui sans l'industrie du disque aurait sans doute aujourd'hui quasiment disparue, mais qui n'aurait pas connu une évolution aussi fulgurante si les musiciens n'avaient pu mettre leurs œuvres sur support.
Que serait devenu le jazz sans Blue Note, Atlantic Records etc... ?

C'est aussi dédaigner le progrès des musiciens qui grâce au support enregistré ont pu explorer de nouveaux sons, de nouvelles techniques de composition et partager leurs découvertes grâce aux maisons de disques.

C'est simple, cette phrase résume l'industrie du disque en URSS qui n'était en effet qu'un service de distribution de musique, sans recherche et sans avenir. Sans l'industrie du disque occidentale, Stravinsky n'aurait sans doute jamais traverser les océans pour enregistrer ces propres œuvres.

C'est aussi ignorer les formes d'art picturales et vidéo qui se sont formés autour et grâce à l'industrie du disque. Bref, c'est ignorer que tout travail doit être rémunéré et que tout travail peut potentiellement en créer d'autres. C'est voir le monde par son petit écran.

L'industrie du disque est bel et bien une industrie de contenue, et la majorité des maisons de disques d'aujourd'hui continuent de sortir du contenu. C'est d'ailleurs bien grâce à ces maisons de disques que je parviens à sortir les miens. Croire que les "majors" représentent cette majorité, c'est ne rien y connaître en la matière, mettre toutes les maisons de disques dans le même sac c'est montrer manifestement une méconnaissance flagrante sur le sujet.  Avant de pouvoir juger de l'état de l'industrie du disque il faudrait déjà en acheter !

Je n'ai pas lu le reste de l'article car ces premières phrases ne m'ont pas donné envie d'en lire d'avantage tant la prétention de son crétin d'auteur m'insupporte.

Tout commence et finit par un T.

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Re : La Radio IP, par Pierre Belanger, Extrait

@ sheppard

Je ne vais pas polémiquer sur le sujet car ton analyse est suffisament justifiée pour que l'on puisses y adhéerer. (pas taper , pas taper ..)

Le terme service n'est il pas simplement à associer avec la distribution de masse d'un contenu quelqu'il soit. le service de distribution étant a séparer de la création d'un contenu.
Ce que je veux dire, c'est que l'artiste crée et cherche après un mode de distribution  qu'il trouve au travers des maisons de disque?
Il y a peut etre un travail sur le contenu de la part des maisons de disque mais je ne connais pas suffisament le systeme pour le préciser?
les seuls exemples que je connaisse seraient les Starac and Co qui sont purement issus d'une maison de disque , mais la encore , je pense que la maison de disque passe une commande a des createurs et après distribut le contenu?

Dernière modification par Trohzen (22-07-2010 08:21)

@trohzen    born to geek
Si tu glandes bien, tu arrives bien !

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Re : La Radio IP, par Pierre Belanger, Extrait

C'est bien là le problème. La plupart des internautes pensent "major" lorsqu'ils pensent à des maisons de disque et la plupart des internautes français pensent "starac & co" lorsqu'ils pensent musique.

Un artiste créé aussi en fonction du mode distribution et du support. Ainsi, l'avènement du CD a permis aux artistes de mettre plus de morceaux, de même que l'avènement du mp3 permet aux artistes de ne plus penser qu'en termes d'album seul, mais aussi en termes de morceau. Par exemple Prince qui est un pionnier dans la distribution numérique, a pu sortir des tas morceaux hors album, qu'il a mis a disposition de ses fans (contre rémunération bien sûr) afin que ces morceaux soient écoutés sans pour autant faire parti d'un album "officiel".

Mais l'artiste créé aussi en fonction du mode de distribution dans le sens où plus il est distribué, plus il vend et plus la maison de disque dispose de moyen pour qu'il puisse travailler en toute quiétude sur ses morceaux, avec les meilleurs musiciens, les meilleurs techniciens et le meilleur matériel possible, sans oublier le facteur "temps", non négligeable lorsque l'on parle de création artistique.
Ce n'est pas un hasard si les premières maisons de disques possédaient toutes un ou plusieurs studio qu'elles mettaient à disposition des musiciens pour qu'ils puissent travailler. Les premiers a avoir changer la donne ont été les Beatles qui ont créés Apple Records et Abbey Road en 66 afin de pouvoir jouir d'une certaine indépendance vis à vis de leur maison disque. Mais cette décision ne s'est pas faite dans le but de devenir indépendant dans un but artistique, elle s'est faite surtout pour que le groupe puisse avoir un endroit à eux afin qu'ils puissent travailler en toute quiétude et avoir le temps de le faire. Ainsi, ils ont mis 3 semaines à enregistrer "Sergent Pepper", ce qui à l'époque était un record sachant que la plupart des albums étaient enregistrés en 2 ou 3 jours.

Je repasserais plus tard pour compléter le propos.

Tout commence et finit par un T.

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Re : La Radio IP, par Pierre Belanger, Extrait

D'ailleurs à propos de Prince, son dernier album est offert gratuitement avec le dernier numéro de Courrier International. Je sais je suis hors sujet. smile

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Re : La Radio IP, par Pierre Belanger, Extrait

Pas tant que ça.  wink

Tout commence et finit par un T.

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Re : La Radio IP, par Pierre Belanger, Extrait

J'ai surtout tilté sur cette phrase que j'ai pas bien compris:

Pierre Bellanger a écrit:

C’est cette prestation de service qui rémunère la musique. C’est le service qui paye la musique. Le modèle économique de la musique a toujours été indirect et a impliqué l’intermédiation du service.

sheppard a écrit:

Mais l'artiste créé aussi en fonction du mode de distribution dans le sens où plus il est distribué, plus il vend et plus la maison de disque dispose de moyen pour qu'il puisse travailler en toute quiétude sur ses morceaux, avec les meilleurs musiciens, les meilleurs techniciens et le meilleur matériel possible, sans oublier le facteur "temps", non négligeable lorsque l'on parle de création artistique.

Où est la création de valeur des maisons de disques?
Pierre Bellanger propose que cette création de valeur est dans son service de distribution et de mise à disposition de la musique au plus grand nombre.
Sheppard dis que la création de valeur de la maison de disque se fait dans ce "creuset artistique" que la maison de disque met à disposition de l'artiste.

Est-ce véritablement une valeur propre, l'émanation d'un studio, même ultra-équipé, il reste que c'est l'artiste qui crée. La maison de disque met à disposition l'équipement, la logistique, bref le service support pour favoriser l'artiste dans sa création?

Il est également possible pour une entreprise de fournir son coeur de métier gratuitement et de se rémunérer sur des services annexes, ça se voit de plus en plus.

Sheppard tu parles des travaux des maisons de Jazz? Peux-tu expliquer ce qu'ils ont faits, je n'ai pas tes connaissances.

Au passage, j'ai une certaine confusion entre ces 2 différents termes, où commence le travail/mission de l'un et où s'arrête l'autre?
- un label
- une maison de disque

Rien à voir, mais le sujet a été abordé:
Quid du formatage des morceaux? Un album, en format de 2 à 4 minutes en général? L'artiste veut-il de toutes ces barrières? Pourtant les Maisons de disques continues de proposer les mêmes formats de distributions: album, 12 pistes, 50 minutes... l'artiste étant devenue multi-facette, multi-support, peut-il s'exprimer comme il veut? la maison de disque l'aide-t-il dans ça démarche?

Dernière modification par WilnocK (22-07-2010 12:20)

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Re : La Radio IP, par Pierre Belanger, Extrait

Bon Sheppard, je te laisse le soin de juger l'article, vu que tu es inside. Je me concentrerais plutôt sur le point du "service" sous un angle "valeur ajoutée" proposé par les maisons de disques.

Il est malheureusement clair que les grosses majors occupent principalement l'horizon du secteur. De fait, on ne voit que les grosses me**es et les petits nouveaux talentueux se font rare ou s'autoproduisent. Dans le dernier cas, les majors arrivent alors une fois le succès prouvé afin de ne pas prendre de risque (je pense au groupe Lunatic dont personne ne voulait, puis apres un disque soit 100 000 ventes à l'époque, barclay qui signe Booba, membre le plus charismatique du duo, sans aucun soucis).

Quoi qu'il en soit, le public a donc clairement une mauvaise image de ces compagnies, et la chasse aux pirates n'arrange rien. On a l'impression de voir Donald protéger ardemment sa piscine de pièces d'or !

Il sempble pourtant évident qu'alors que n'importe qui peut disposer d'un album gratuitement, il faut "donner" plus aux gens pour les voir acheter.

Je suis pour ma part un grand consommateur de musiques (hip hop principalement) mais il est clair que je n'achète presque aucun album. Pourquoi ?
- Parce que je n'en ai pas les moyens financiers. Certes je pourrais par exemple me priver d'un achat de tee-shirt ou d'une sortie cinema.. Mais j'en arrive au second point
- Parce que j'aurais LA MEME CHOSE sur le net (passons les histoires de compression svp).

Du coup que fais-je ?
- je télécharge l'album et jamais je ne l'achèterais.
- je télécharge l'album et j'achète quand le prix baisse (genre les trucs FNAC avec 4 albums pour 20€)
- je trouve une offre satisfaisante, c'est à dire avec une réelle valeur ajoutée. Par exemple j'avais acheté l'édition spéciale du premier album de Renan Luce qui proposait pour 19€ : l'album, le DVD du concert, un livre illustré de tous les morceaux de l'album.
- enfin, restent les achats "militants" pour soutenir un artiste. J'ai par exemple acheté l'album d'Alex Toucourt que j'avais découvert en concert...

Bref de mon coté, tant que les majors ne me cracheront que du Christophe Maé et du Diam's en me traquant parce que je ne veux pas acheté un produit qui ne mérite même pas la moitié de la somme demandé, ou qu'il me propose une offre légale qui semble me rire au nez sans aucun scrupule (presque le même prix qu'un cd, de même pour les livres), il est clair que l'essentiel de ma musique sera gratuitement récupéré !

PS : post sans doute pas très clair mais je post avec mon iPhone étant en vacances donc ce n'est pas l'idéal pour un long billet organisé...

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Re : La Radio IP, par Pierre Belanger, Extrait

@sheppard
je comprend mieux ta vision ,cependant ( arghhh )la limite est fine entre la création de contenu (action artistique) et la mise a dispostion de moyens pour la création de contenu (service).
je fais référence notamment au net, ou les FAI tel qu'Orange ont acheté du tuyau pour delivrer du contenu qui demeure la proprieté de son auteur. Sauf bien sur si le FAI achete ou prend des part dans des société d'edition de contenu.
Dans le cas ou un artiste signe avec une maison de disque, il devient donc "salarié" et sa creation appartient a son editeur. Il dispose donc des moyens de créer un oeuvre et on peut dire que la maison de disque est créateur de contenu.
Mais dans le cas inverse , ou l'artiste dépose son oeuvre ou profite desi nstallations d'une maison de disque pour créer son oeuvre, sans autre  contre partie financiere q'un pourcentage sur la vente du disque , peut on dire que la maison de disque est createur de contenu.? personnellement, j'associe cela a un service avec accord sur recette.
J'ai bon ??
maintenant je ne sais quel pourcentage  , dans l'industrie du disque , représente ces deux systemes?

Sinon

La musique a TOUJOURS été payante. Depuis les troubadours jusqu'à aujourd'hui, le musicien a toujours reçu une rémunération pour son art.

oui et non, liberté était donné a chacun de donner après écoute; et puis j'ai un doute pour les les esclaves dans les chants de coton en Virginie ^^

La musique est devenu payante a partir du moment ou l'artiste a décidé de vivre de sa musique. Mais cela ne justifie pas que ca musique doit être payé. Si l'artiste ou la creation de l'artiste ne plait pas, je comprend que l'on puisse après ecoute , ne pas payer la performance.Mais actuellement , on est arrivé au systeme, si tu veux ecouter tu payes d'abord meme si tu aimes pas , mais aussi je veux ecouter sans payer.
sachant que la PPDC estl 'argent, comment résoudre cette equation? en integrant une variable Y qui aurait pour but de donner a X ce que Z ne debourse pas. Le modèle de financement des Tele (outre la redevance) qui delivre du contenu sur la base de revenus publicitaire n'aurait il pas pu etre adapté a ce problème ?
mais la je m'eloigne peut etre un peu trop du sujet .

@trohzen    born to geek
Si tu glandes bien, tu arrives bien !

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Re : La Radio IP, par Pierre Belanger, Extrait

WilnocK a écrit:

Au passage, j'ai une certaine confusion entre ces 2 différents termes, où commence le travail/mission de l'un et où s'arrête l'autre?
- un label
- une maison de disque

Je vais commencer par là, ça sera plus simple pour la suite. Un label est un autre terme pour dire maison de disque. C'est un terme anglais qui est apparu en France vers les années 80, pour faire un peu genre, mais aussi pour différencier les maisons de disques "producteurs" des maisons de disques "fabricants" type Pathé Marconi et Phillips. Sachant que Phillips ne fait fabrique plus de vinyle et que Pathé Marconi est devenu EMI, et que eux non plus ne fabrique plus de vinyle, la différence entre les 2 a disparu. Ainsi, lorsque je parle de maison de disque, je parle de label, major ou indépendant (je n'aime pas le terme gros/petit car il ne reflète pas du tout la réalité). D'ailleurs je vais dire label, c'est plus cours.  wink

WilnocK a écrit:

Où est la création de valeur des maisons de disques?

Le label agit à plusieurs niveaux, mais il ne créé évidemment jamais à la place de l'artiste, ce n'est pas son boulot. Le label agit au niveau du choix du producteur, qui en musique est la personne qui se charge du son que va avoir un disque; sur le choix du studio, de l'ingénieur, des musiciens, de la personne qui va s'occuper de l'artwork et de l'image...
Il agit aussi sur la stratégie qui peut parfois être un élément déterminant d'un morceau. Plus concrètement, sur mon dernier CD (The Prayer Tree, très bien, pas cher tongue ), le label m'avait proposé de transformer un des morceaux en duo avec une voix féminine connue, histoire de lancer le groupe. J'ai trouvé l'idée très bonne et nous nous sommes arrêté sur Siouxsie. Le label s'est chargé de contacter son agent mais malheureusement cela n'a pas pu se faire pour des raisons de calendrier. Cela n'enlève rien au fait que cette idée ait été une bonne idée et que le morceau aurait a coup sûr été meilleur.
Le label peut aussi jouer le rôle d'agent. Il conseille, aiguille, rassure l'artiste. Le label s'assure que l'artiste puisse faire son travail sans que rien de non-essentiel vienne le perturber.
Bien sûr on peut toujours me citer des labels qui ne font pas le quart de ce que je viens de dire, mais je préfère parler de ceux qui font leur boulot plutôt que d'autres qui ne m'intéressent guère.
La création de valeur intervient donc dans les services, les 2 sont liées et il est non seulement impossible, mais aussi stupide de vouloir les séparer. Le musicien aime être seul et entouré à la fois. Ben ouais, on est chiant comme ça nous.   lol

WilnocK a écrit:

Sheppard tu parles des travaux des maisons de Jazz? Peux-tu expliquer ce qu'ils ont faits, je n'ai pas tes connaissances.

Les premiers labels qui se sont créé, se sont créés dans le but de partager une passion. Il y avait derrière bien sûr, la raison mercantile, mais qu'on se trompe pas, si Alfred Lion et Max Margulis ont fondé Blue Note, si Ahmet Ertegün et Herb Abramson ont fondé Atlantic records, c'est bel et bien par amour du jazz. De même que si Sam Phillips, par un beau jour de 1952, a fondé Sun Records c'est par amour du Rhythm and Blues.
Leurs buts était double :
1/ faire connaître au grand public tous ces incroyables musiciens que eux-mêmes avait eu la chance d'écouter dans les clubs de New-York ou de Memphis.
2/ graver à jamais leurs œuvres pour la mémoire collective.
Bien sûr, ils étaient loin de se douter qu'ils allaient par le même coup révolutionner l'histoire de la musique, tout comme leurs artistes étaient loin de se douter qu'ils allaient devenir de véritable légendes vivantes.

To be continued...

Tout commence et finit par un T.

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Re : La Radio IP, par Pierre Belanger, Extrait

Merci beaucoup pour toutes ces explications, j'y vois un peu plus claire sur le processus de création musical.

sheppard a écrit:

Bien sûr on peut toujours me citer des labels qui ne font pas le quart de ce que je viens de dire, mais je préfère parler de ceux qui font leur boulot plutôt que d'autres qui ne m'intéressent guère.
La création de valeur intervient donc dans les services, les 2 sont liées et il est non seulement impossible, mais aussi stupide de vouloir les séparer. Le musicien aime être seul et entouré à la fois. Ben ouais, on est chiant comme ça nous.

Je pense que l'on à peu près tout dit, mais je reviens une dernière fois sur une passage de l'extrait proposé (sheppard tu vas grincer des dents)

Pierre Bellanger a écrit:

Il faut voir l’industrie du disque non pas comme une industrie de création de contenus, mais plutôt comme une industrie de services investie d’abord dans la distribution et en second lieu dans la production et la gestion des droits afférents. Le service consiste à rendre disponible la musique à la demande de chacun.

Je pense que c'est là que le bas blesse, qui doit être prioritaire l'un sur l'autre? La création, ou la distribution?
Le coeur de métier étant la création, elle coûte (en temps, en humain, en équipement). En revanche, la distribution elle se doit de rapporter, pour équilibrer les dépenses occasionnées par la création, avant la ventes de disques faisait l'équilibre, mais désormais le monopole du support n'existe plus...

WilnocK a écrit:

Il est tout à fait possible pour une entreprise de fournir son coeur de métier "gratuitement" et de se rémunérer sur des services annexes, ça se voit de plus en plus.
Par Exemple: Google Inc. (pas forcément un superbe exemple, c'est vrai)

Le reproche le plus communs fait aux labels, c'est le manque d'innovation pour faciliter cette distribution: Deezer, lala, spotify... ne sont pas des innovations de mode de distribution qui ont été de l'émanation des labels, mais ce sont bel et biens des entreprises indépendantes qui ont faits cette démarche, et qui continues de chercher/proposer des distributions innovantes.

Les labels semblent faire la démarche inverse; ils se concentrent sur la créations, et délaissent fortement le mode de distribution

sheppard a écrit:

Ce nouveau mode de diffusion a permis au plus grand nombre d'accéder à des œuvres qu'il n'aurait sans doute jamais entendu, c'est la sans doute le service rendu par les maisons de disque notamment au répertoire classique, même si l'on a jamais vu un orchestre ou un chef jouer gratuitement pour enregistrer ces œuvres.

Comme tu le disais dans ton premier post, le premier service des maisons de disques a été de rendre disponible la musique à tous. Ce que l'on constate de plus en plus, c'est la démultiplications de mode de distributions: iTunes/Deezer/Spotify... qui n'ont aucun problèmes à être rentable.

Un article sur le sujet: le mirage de la musique gratuite, la version originale est en En, par Jeremy SCHLOSBERG.
L'auteur porte une réflexion sur cette idée que la musique n'est pas gratuite, contrairement à l'idée inverse communément admise

Extrait:
[...]
L’argument pour dire que la musique doit être gratuite est qu’elle “est déjà gratuite”. Les gens pensent que ce qui était juste ou injuste ne compte plus, tout le monde peut avoir tout ce qu’il veut gratuitement, pourquoi même en discuter, bande d’idiots (ou quelque chose comme ça). Notez que les gens qui utilisent ce genre d’arguments sont toujours un peu en colère.

“La musique est déjà gratuite” est une astuce rhétorique – l’argument d’un débatteur rusé qui veut recentrer la discussion au-delà de la discussion de base. Mais ça ne fonctionne pas. La seule façon que la musique soit effectivement gratuite est de prendre, gratuitement, à quelqu’un quelque chose qu’il ne donnait pas gratuitement. Avec le même raisonnement, on pourrait dire que les CD dans un magasin sont mis gratuitement à la disposition de ceux qui veulent les voler.

Et si on oublie les arguments ayant trait à la propriété intellectuelle, on devrait également noter que la musique n’est pas “déjà gratuite” parce que – petit détail – beaucoup de gens l’achètent encore.
[...]

Nota: c'est la deuxième fois que je reviens sur ce sujet du modèle économique de la musique, et des issues possible, mais j'y comprends tellement rien que je préfère en parler, plutôt que d'en entendre parler autours de moi et de faire semblant d'y comprendre quelqu'chose, surtout que ce problème s'applique tout naturellement à la presse, et à l'édition. Je me refuse à croire qu'une création/oeuvre se dois d'être gratuite sous prétexte qu'elle est digitale, mais de là à trouver un modèle économique viable...

Dernière modification par WilnocK (22-07-2010 17:14)

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Re : La Radio IP, par Pierre Belanger, Extrait

WilnocK a écrit:

Je pense que c'est là que le bas blesse, qui doit être prioritaire l'un sur l'autre? La création, ou la distribution?

Pourquoi l'un devrait nécessairement avoir priorité sur l'autre ? C'est un peu comme si tu demandais à quelqu'un quel est son bras préféré. Il te répondra qu'il a besoin de ses 2 bras. C'est pareil pour la musique. Au nom de quoi devrions-nous sacrifier quoique ce soit ?

WilnocK a écrit:

Le reproche le plus communs fait aux labels, c'est le manque d'innovation pour faciliter cette distribution: Deezer, lala, spotify... ne sont pas des innovations de mode de distribution qui ont été de l'émanation des labels, mais ce sont bel et biens des entreprises indépendantes qui ont faits cette démarche, et qui continues de chercher/proposer des distributions innovantes.
Les labels semblent faire la démarche inverse; ils se concentrent sur la créations, et délaissent fortement le mode de distribution

C'est parce que la plupart des gens confondent maison de disque et magasin de disque.  lol
Plus sérieusement, il n'a jamais été question pour un quelconque label de faire de la vente direct, ou de créer son propre magasin. Certains s'y sont essayés, notamment Virgin, on a vu ce que ça donnait. Ils ont tous simplement arrêté de produire du disque pour faire des magasins (et des avions aussi...).
Ce n'est pas aux labels de proposer une solution, mais bel et bien a des chaînes de magasins virtuels et c'est exactement ce qu'il se passe. Pour la plupart des labels, le support numérique n'est qu'un format supplémentaire qui a l'avantage de ne presque rien coûter en terme de stockage et de transport, et heureusement.
Tous le monde s'y est mis, cela a pris un peu de temps parce que déjà il fallait voir si ça valait le coup et qu'on ne numérise pas plusieurs milliers d'albums en 2 secondes. Pour ce qui est de la distribution numérique, certains labels ont crées leur plateforme, mais tous passent aussi par des plateformes "fédératrice" type itunes ou amazon, un peu comme l'on passe des magasins de disques.

En conclusion, je crois que les gens se trompent de cible. Ils attaquent les labels en pensant qu'ils sont les seuls responsables du prix fixé sur l'œuvre. C'est un peu comme si on tapait sur un saumon parce qu'il est trop cher. Les labels ne fixe pas les prix, ils en fixent une partie qui couvre la rétribution de l'artiste + les frais dont nous avons parlé avant, là dessus, le magasin se prend une marge qui est très variable (la Fnac prend 30%, mais c'est pas les pires).

J'aime bien ton gars, Jeremy SCHLOSBERG, il est marrant.
Pour terminer sur le mirage de la musique gratuite, je ne suis pas foncièrement contre l'idée. Mais il faut à ce moment là que les instruments de musique soient gratuits, que les studios soient gratuits, que les musiciens soient gratuits, que les producteurs soient gratuits et que la bouffe aussi soit gratuite.
Imagine all the people...  wink

Tout commence et finit par un T.

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Re : La Radio IP, par Pierre Belanger, Extrait

Jeremy SCHLOSBERG a écrit:

[...]
La seule raison valide qui explique pourquoi Internet comme nouveau canal de la musique a provoqué cette idée de la musique gratuite n’a rien a voir avec l’histoire, rien avoir avec les lois de propriété intellectuelle, rien à voir avec les coûts de production marginaux. Il a à voir en revanche avec l’économie, plus précisément la bonne vieille loi de l’offre et de la demande.

Comme Internet a éliminé la barrière qui empêchait le musicien d’enregistrer et de diffuser librement sa musique, le marché a été inondé, les tuyaux définitivement obstrués. Avec une offre de musique quasiment infinie, le prix de la musique devrait tomber à 0.[...]

La musique n'est pas gratuite, elle est de valeur nulle, à cause du phénomène de saturation de l'offre et de la demande. Et tant que cette situation de saturation sera en place, cette nullité de valeur restera... Recréer un peu de rareté/qualité...

Ce même phénomène s'applique également à l'information, et petit à petit à l'édition.

Dernière modification par WilnocK (23-07-2010 01:05)

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Re : La Radio IP, par Pierre Belanger, Extrait

sheppard a écrit:
WilnocK a écrit:

Je pense que c'est là que le bas blesse, qui doit être prioritaire l'un sur l'autre? La création, ou la distribution?

Pourquoi l'un devrait nécessairement avoir priorité sur l'autre ? C'est un peu comme si tu demandais à quelqu'un quel est son bras préféré. Il te répondra qu'il a besoin de ses 2 bras.

------ !!! ANNONCE LÉGALE : DERNIER RAPPEL AVANT BLÂME SÉVÈRE DE PREMIER ORDRE !!! ------

Annonce publiée a la requête de : Maitre Gilbert Collard
Dans l'affaire opposant son client : Djamel D. a Sheppard le modo
Motif : Racisme anti manchot

Voici le message que mon client (une personnalité en vue du show-business d'humour francophone souhaitant rester anonyme) a glisse (en pleur mais d'une main agile, je le souligne!) dans ma boite pour réagir a un récent message discriminatoire d'un membre éminent de votre forum  :

"Monsieur Sheppard, sur la vie de ma mère, si tu viens a Trappes on te fais manger ta be-bar. Et pour ta gouverne, oui, certaines personnes ont un bras préféré, n'en déplaise aux bourgeois a 2 bras."

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charlie : Faut dire que tu y a été fort aussi shepp sur ce coup. On va pas pouvoir te sauver je pense, on va devoir remanier ;(

Well, you better learn your lesson before to start to teach ... G.Eluerd
Ondulé Par-ci par-là luné Pas les idées bien installées It is a shame I never feel the same

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Re : La Radio IP, par Pierre Belanger, Extrait

Tu craques Charlie. Un peu de vacances te fera le plus grand bien. tongue

Quant à M. Djamel D., s'il mettait autant d'énergie à travailler son jeu qu'à défendre son bras valide, il serait sans doute plus vivant que son bras mort.

Tout commence et finit par un T.

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Re : La Radio IP, par Pierre Belanger, Extrait

WilnocK a écrit:

Recréer un peu de rareté/qualité...

Jusqu'ici j'étais d'accord, mais là je dis non.
J'ai, rien que cette année, acheté 1 album par semaine et à chaque fois c'était une nouveauté de qualité. 52 nouveautés donc, toutes excellentes.
La majorité des gens entendent de la musique, ils ne l'écoutent pas. Cela a toujours été, cela sera toujours et ça ne pose pas de problème. Ce qui me pose plus de problème, c'est quand ils viennent dire que 95% des morceaux qu'ils entendent sont de la merde, parce que là je leur répond que 95% de la musique que j'écoute est de très bonne qualité et nouvelle.
La qualité dans une production de masse a toujours été rare et il faut la chercher, il faut s'y intéresser, mais le consommateur est un fainéant, il veut qu'on lui pousse directement dans les mains, qu'on lui dise que c'est un chef d'oeuvre et qu'en plus, on lui fasse un cadeau pour qu'il l'achète.
Moi je réponds, tant pis, ne l'achète pas, de toute façon tu ne l'aurais pas acheté en premier lieu, inutile de te forcer et c'est ce que font les labels indépendants en ce moment. Ils sortent des disques pour ceux qui les achètent, tant pis pour les autres. Ils ont raison car ce n'est que de cette manière que le marché se régulera petit à petit.

Tout commence et finit par un T.

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Re : La Radio IP, par Pierre Belanger, Extrait

bah cette année je n'ai pas acheter un seul CD, j'ai pris un premium Spotify, j'ai decouvert plein de chose, retrouvé beaucoup de musique que j'apprèciais, j'ai eu le dernier Massive attack en 3 secondes avec en bonus des remix qui ne sont pas présent sur le CD.

Bref je sais si les sociétés style Spotify sont équitables pour les musiciens et artistes, mais en tous les cas, je m'y retrouve en terme d'offre et de prix.

@trohzen    born to geek
Si tu glandes bien, tu arrives bien !

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Re : La Radio IP, par Pierre Belanger, Extrait

J'imagine que tu n'en achetais pas beaucoup avant non plus.  wink

Et oui, les artistes et les labels s'y retrouvent avec des services type Spotify. Mais d'ici à ce que ça devienne une priorité, il va falloir que le marché numérique fasse un peu plus de 7% du marché total.

Tout commence et finit par un T.

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Re : La Radio IP, par Pierre Belanger, Extrait

assez peu en effet, mais idem, je n'en telechargeait pas non plus, et notre CDthèque (composé des 20 ansx2 de musiques) n'a pas survécu au passage de nos deux enfants ^^

@trohzen    born to geek
Si tu glandes bien, tu arrives bien !

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Re : La Radio IP, par Pierre Belanger, Extrait

sheppard a écrit:

J'ai, rien que cette année, acheté 1 album par semaine et à chaque fois c'était une nouveauté de qualité. 52 nouveautés donc, toutes excellentes.

Ça fait un sacré budget CD ça tongue
Plus sérieusement, je pense que ça dépend du type de musique écouté aussi. Perso je pense que 52 nouveauté hip hop DE QUALITÉ je n'y arriverai pas, même en cherchant !


sheppard a écrit:

Ce qui me pose plus de problème, c'est quand ils viennent dire que 95% des morceaux qu'ils entendent sont de la merde, parce que là je leur répond que 95% de la musique que j'écoute est de très bonne qualité et nouvelle.
La qualité dans une production de masse a toujours été rare et il faut la chercher, il faut s'y intéresser, mais le consommateur est un fainéant, il veut qu'on lui pousse directement dans les mains, qu'on lui dise que c'est un chef d'oeuvre et qu'en plus, on lui fasse un cadeau pour qu'il l'achète.
Moi je réponds, tant pis, ne l'achète pas, de toute façon tu ne l'aurais pas acheté en premier lieu, inutile de te forcer

On sent que le mec est dans la matrice smile
Bref, oui ça me fait chier de chercher parce que je ne peut pas y passer tout le temps que je voudrais. Tu te vois faire ça pour les films, les livres, la nourriture, etc ? On en finit plus...
Ainsi, ce n'est pas qu'il existe 95% de merde, c'est que ce qui est médiatisé ne correspond que bien trop rarement à mes goûts (je tente de me pondérer et de tolérer que certains adulent Mylene Farmer... Aaaah que c'est dur !). De fait, j'aimerais que les petits labels tentent de faire connaitre ces petits nouveaux qui pourraient me plaire.
Ton point de vue radical sur le "ils n'aimeront pas donc qu'ils aillent se faire foutre" je trouve ça moche. L'artiste veut faire connaitre sa musique, c'est je pense, à lui d'aller vers les gens et non pas d'attendre nonchalamment qu'on l'aime, persuadé d'être bon, tout comme son produit !

Enfin, comme j'ai pu le dire plus haut, j'estime que pour 14€ ou plus, j'ai le droit à autre chose qu'un banal CD. Alors je ne sais pas à qui la faute (distributeur, artiste, maison de disques) mais je ne pense pas être le seul dans ce cas..

Dernière modification par CityStars (23-07-2010 11:03)

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Re : La Radio IP, par Pierre Belanger, Extrait

CityStars a écrit:

De fait, j'aimerais que les petits labels tentent de faire connaitre ces petits nouveaux qui pourraient me plaire.

C'est ce qu'ils font. Simplement tu remarqueras aussi que la loi du plus fort règne toujours et que itunes a beau avoir un côté "jeune et cool", leur page d'accueil ressemble fortement aux têtes de gondoles de chez Auchan.
Donc, il faut creuser. Dans les années 80 je fouillais les rayons Fnac à la recherche des vinyles de chez 4AD, aujourd'hui je fouille amazon (qui ont un système de recommandation au poil). Mais il faut fouiller.

CityStars a écrit:

Ton point de vue radical sur le "ils n'aimeront pas donc qu'ils aillent se faire foutre" je trouve ça moche. L'artiste veut faire connaitre sa musique, c'est je pense, à lui d'aller vers les gens et non pas d'attendre nonchalamment qu'on l'aime, persuadé d'être bon, tout comme son produit !

Ce n'est absolument pas ce que j'ai dit. Mon point de vue est certes radicale mais pas du tout dans ce sens. Et d'ailleurs tu as coupé (volontairement ?) la phrase la plus importante, les labels sortent des disques pour ceux qui les achètent.
En gros pourquoi les labels devraient abandonner une partie de leur revenu pour des gens qui n'achètent pas de CD et qui ne comptent pas en acheter de toute façon ?
Regarde chez tes grands-parents, ou même chez tes parents et tu verras que leur discothèque est relativement réduite (à moins que l'un d'eux soit féru de musique). Est-ce que c'était aussi de la merde à leur époque, est-ce parce qu'il pouvait l'avoir gratuitement ? Non, c'est tout simplement parce que ça ne les intéresse pas plus que ça. Ils ont les trucs qui étaient à la mode à leur époque, et encore beaucoup les ont bazardés pour faire de la place.
Rien a changé à ce niveau. La majorité des personnes achètent 1 ou 2 CD par an et ils l'achètent à Carrefour. Mais ceux qui font vivre les musiciens et la musique sont les gens qui ont toujours acheté des albums, qui vont aux concerts... C'est pour ces gens là que les labels sortent des disques, continuent de chercher de nouveaux artistes susceptibles de leur plaire...

Un CD à 14€. Un conseil, change de crèmerie. Ça va faire 10 ans que je n'ai pas payé un CD plus de 10€ (import jap mis à part  wink ) et d'ailleurs ce n'est que comme ça que vous parviendrez à faire baisser les prix. En faisant jouer la concurrence qui est un autre gros problème de la distribution en France, mais c'est un autre débat.

Tout commence et finit par un T.

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Re : La Radio IP, par Pierre Belanger, Extrait

Rassures-toi, le découpage n'était pas volontaire, et ne visait pas à orienter ton propos !  tongue

Certes la discothèque des parents s'est réduite avec le temps, mais la propension à acheter était plus forte à l'époque que maintenant.

Je dois tourner à une petite 10aine de CD sur l'année là, des rééditions ou des collector pour la plupart. Mais je ne suis pas le seul. Si tout le monde acheté un peu de ci et de ça, ça fera vivre quand même car on a pas tous les mêmes goûts musicaux. Il n'y a donc pas que les spécialistes qui font vivre la musique (exception fait de groupes underground etc..)

Enfin côté prix j'abuse peut être mais une nouveauté FNAC c'est en gros 13€ et quand c'est un artiste fr il est difficile de jouer sur la concurrence internationale. Sinon il est vrai qu'en général Amazon est bien moins cher !

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Re : La Radio IP, par Pierre Belanger, Extrait

sheppard a écrit:

Tu craques Charlie. Un peu de vacances te fera le plus grand bien. tongue

Quant à M. Djamel D., s'il mettait autant d'énergie à travailler son jeu qu'à défendre son bras valide, il serait sans doute plus vivant que son bras mort.

Bon, ok ok. J'ai compris. L'humour ne m'aime pas. Je me mets un blâme. N'hésitez pas a me dire si je suis lourd (ou si je suis un génie incompris bien sur)

Sinon, pour être un tant soit peu dans le débat, je pense que tous les morceaux de musique devrait être en libre écoute, c'est déjà une chance d'avoir des gens qui veuillent écouter les artistes, je comprends pas pourquoi en plus ils devraient raquer. Apres, posséder un CD ou voir un artiste en Live ça ok pour payer.
C'est probablement stupide mais je pense que la musique ne disparaitra jamais ... Au pire, si y'a plus un radis a se faire en braillant ça restera un truc de passionnes. Tres dommage pour les gars biens qui espéraient vivre honnêtement de leur passion mais les Pascal Obispo et Pascal Nègre ont nique le business. Bon, ok j'abuse peut-etre ...
Sans relancer le débat sur le téléchargement, tant que les maisons de disque me considèreront comme un voleur a foutre en taule (Parceque j'ai "vole" un truc que je comptais pas acheté) ils verront plus mon oseille. Bordel, ils doivent bien comprendre que chacun a un budget qu'il s'autorise en disque ... Si c'est 40 euros par mois ça fait grosso modo entre 3 et 4 CD ... c'est pas beaucoup, pas le droit a l'erreur et mollo sur la prise de risque (découverte). Si le prix chutait de manière considérable et qu'avec 40euros on pouvait acheter 7 ou 8 CD ou télécharger 100 titres ou avoir 10-12 album en mp3, le marche repartirait probablement, je pense, peut-etre... ou devrait essayer. Sinon je pense aussi que les artistes devraient autoriser le download des anciens albums ... je veux bien acheter les nouveautes mais ca me casse les couilles de racheter pour la 4eme fois Master of Puppets

Well, you better learn your lesson before to start to teach ... G.Eluerd
Ondulé Par-ci par-là luné Pas les idées bien installées It is a shame I never feel the same

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Re : La Radio IP, par Pierre Belanger, Extrait

Je plussoie l'intégralité du post de Charlie  wink

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Re : La Radio IP, par Pierre Belanger, Extrait

eh eh ... meme la partie ou je dis que je suis lourd?? merci quand-meme  tongue

Well, you better learn your lesson before to start to teach ... G.Eluerd
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