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Sujet : The social Network

On en parle en sortie de projo. Nos réactions sont à chaud bien sure, donc peut-être qu'avec le temps, un avis plus posé sera donné ( histoire de refroidir nos cerveaux un peu aussi ...)

Sinon The Social Network, c'est l’évènement de la rentrée signé David Fincher. Quelles sont vos attentes ou peurs pour le film, au niveau du scénario, des derniers films de Fincher, ou du concept même de faire un film sur Facebook ?

Bien sure après sa sortie,  j'espère aussi avoir vos avis sur le film à la suite   smile

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Re : The social Network

Bah au premiers abord, je suis pas specialement interressé par ce film

Ce n'est pour moi qu'une exploitation commerciale d'un phénomène de société, et je me demande quel public cible ce film , mis a part les utilisateurs et communautés de Facebook.
Je rajouterais que c'est aussi un excellent moyen de faire de la pub autour de Facebook, de manière a convaincre peut etre les récalcitrants ou les nouveaux entrants sur le net; non pas via l'histoire propre du film, mais plutot par le buzz que va générer sa sortie.

Le film est peut etre bon, le sujet bien filmé et l'histoire interressante mais n'aurait on pas pu faire le meme film sans parler de facebook ? Bref c'est ce petit coté "prise avec la réalité" et certainement commercial qui me gène.

Donc je le verrais peut etre un jour mais sincerement, j'attend plus le dernier Harry potter que Facebook.

@trohzen    born to geek
Si tu glandes bien, tu arrives bien !

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Re : The social Network

Mes attentes ont été un peu refroidit en écoutant les 5 morceaux disponibles gratuitement de la bo de Trent Reznor pour ceux que ça intéresse : http://www.nullco.com/TSN/).
C'est pas mal, mais un peu mou. Un Reznor en petite forme et j'ai peur qu'il en soit de même pour Fincher.

Tout commence et finit par un T.

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Re : The social Network

Je confirme que Fincher est bien en forme niveau réal et direction d'acteur, dommage qu'il aille pas jusqu'au bout. Effectivement le lien avec notre réalité (l'entreprise Facebook que nous utilisons tous les jours) est fortement présent mais jamais glorifié. Finalement nous avons un regard assez pessimiste de ce qu'est Facebook...

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Re : The social Network

Ca a l'air d'être du bon au vu des premières critiques et de la BA  smile

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Re : The social Network

Autant je suis sur Facebook, autant me bouger au cinoche pour voir un truc comme ça me déplaît et j'ai pas envie de voir un truc pareil pour me faire chier 1h30.

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Re : The social Network

Encore une fois le trailer fausse la donne, beaucoup irons voir ou pas ce film en pensant qu'il s'agit du film sur le phénomène Facebook et sa lol génération alors qu'il s'agit d'un film de procès, forcément bavard et pas marrant du tout ! hmm
Bon ça reste du Fincher, bien réalisé et bien léché, donc acte.

Paul (Muad'Dib) Atréides
(10175 - 10217)

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Re : The social Network

Paul Atréides a écrit:

Encore une fois le trailer fausse la donne, beaucoup irons voir ou pas ce film en pensant qu'il s'agit du film sur le phénomène Facebook et sa lol génération alors qu'il s'agit d'un film de procès, forcément bavard et pas marrant du tout ! hmm
Bon ça reste du Fincher, bien réalisé et bien léché, donc acte.

Tu as raison. Le film n'est pas du tout centré sur le phénomène Facebook et la bande annonce avec sa première minute montrant des messages sur le site ne correspond pas du tout à des extraits ou à l'esprit du film.

Le film se concentre d'ailleurs plus sur la création du site et les procès engendrés. Philfuzz a finalement raison quant il nous site Figth Club dans son module. On a vraiment une étude de cas similaire sur un homme et son rapport avec les autres.
J'ai peur, et on verra si j'ai raison par la suite, qu'on fasse un procès plus destiné à Facebook que directement au film.

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Re : The social Network

Je viens de voir le film et je suis persuadé qu'il restera comme un des meilleurs films de l'année avec Inception. Il ne faut pas oublier une chose, c'est qu'avant d'être un film de Fincher c'est surtout un scénario d'Aaron Sorkin qui est un des plus grands auteurs vivants US. Le garçon a écrit Sports Night, The West Wing, Studio 60, séries qui font partie de la révolution télévisuelle US entamée au début 2000. C'est un dieu du dialogue, il a la verve et l'intelligence d'un Ben Hecht adapté à notre monde moderne.
Et c'est ce monde moderne que le film tente de décrypter.
Pour être honnête, je n'ai plus de page Facebook depuis un bout de temps. Je ne crois pas un instant que ce site permette de se faire des amis ou d'entretenir l'amitié. Je pourrais disserter dessus des heures mais c'est pas le sujet.
Ce qui est passionnant dans ce film,c'est qu'au travers de l'exemple de Mark Zuckerberg, on voit combien notre monde se pose de plus en plus sur l'affichage de l'égo dans tous les sens. c'est plus Jésus Christ Superstar mais Moi Moi Moi Superstar. La notion même d'intimité, du privé disparaît au fur et à mesure. Alors comment entretenir de vraies relations, sur quelles bases ? Donc tout éclate et même avec des centaines de friends qui vous pokent à longueur de journée ou qui Lol toutes les 4 secondes sur votre Wall (je sais je caricature mais c'est mon côté Fig Mag !) on reste seul. Et c'est ce qu'est Zuckerberg au final : un type riche mais seul !
C'est un grand film, une grande tragédie humaine.
On s'en parle une fois que vous l'avez vu.

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Re : The social Network

Joe Gideon a écrit:

Il ne faut pas oublier une chose, c'est qu'avant d'être un film de Fincher c'est surtout un scénario d'Aaron Sorkin.

C'est juste la confirmation que je voulais avoir. Merci ! Youpi !  wink

Tout commence et finit par un T.

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Re : The social Network

Je cite le masque et la plume:

  • remarquable

  • quasiement de science fiction

  • c'est du balzac, et du future a la fois

  • c'est le biopic de facebook pas de zuckerberg

  • il rend le geek comprehensible

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Re : The social Network

remarquable >> Clair !
quasiment de science fiction >> Hé non justement, c'est justement remarquable
c'est du balzac, et du future a la fois >> France inter style mec
c'est le biopic de facebook pas de zuckerberg >> exact
il rend le geek comprehensible >> France inter style bébé

A propos vous saviez pour les jumeaux :
http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/co … 02654.html
pourquoi faire simple, sacré David !


Attention leger spoil

Damouk : Ancien chef des Scuds. (avec les 2 aut') et nouveau chef d'Aguiche Room avec l'autre

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Re : The social Network

mais comment tu ose commenter France Inter !!

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Re : The social Network

Oui le coup des jumeaux c'est un peu la magie de ce film, un challenge de plus très savoureux. d'ailleurs on sent qu'il adore les filmer ces personnages !
Le fait de dire que ca rend le geek compréhensible ... je ne pense pas, ca lui donne plutôt une image assez sombre, voire névrosée (bon opn l'est tous un peu hein ! Mais cet acteur dégage quelque chose de vraiment dérangeant ... Et c'est ce qui est génial quand on le compare avec tout son environnement !

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Re : The social Network

le masque et la plume a écrit:

Il rend le geek compréhensible

http://www.flowtown.com/blog/wp-content/uploads/2010/10/ft-geek-10-20-1.jpg

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Re : The social Network

Bonjour,

Je vous soumets ma petite critique du film, il n'y pas vraiment de spoil sachant que globalement l'histoire est connue de tous.
Néanmoins évidemment si vous n'avez pas vu le film vous pourriez apprendre des éléments du scénario.


Social Network

Le film est construit autour de trois parties.
Tout d'abord la génèse du site facebook jusqu'à son premier million d'utilisateurs.
Ensuite on assiste à deux procès intentés contre Mark Zuckerberg.
Le premier mené par Edwardo Saverin pour son éviction du capital (je ne sais pas si on qualifie ça juridiquement de spoliation) de Facebook, les parts de Saverin étant passées de 34% à 0,03%).
Le second mené par les Winklevoss, cette fois pour le vol de l'idée d'un réseau social exclusif pour lequel ils avaient fait appel à MZ sur la partie codage et développement.

Dans ce contexte Fincher doit faire face à un problème.
En enfilant dans l'ordre ces trois histoires l'ensemble est trop lourd et manque de cohérence narrative.
Fincher réalise alors un tour de passe passe via un montage intercalant les 3 scénarios ce qui lui permet de gérer le rythme du film qui fait quand même 2 heures.
On peut d'ailleurs être gêné par ce choix de montage qui ajoute à la confusion. D'autre part il cède ainsi à la mode de découper les histoires et à le remonter dans un ordre différent pour flatter l'intelligence du spectateur.

Il est intéressant de voir que finalement dans son film Fincher ne traite pas les problèmes que posent Facebook : confidentialité des données, notions de publication et donc des limites de la vie privée posées par le média Internet, utilisation de ees données à des fins commerciales. Je suis même convaincu qu'il se moque complètement de Facebook en lui-même.
Ce qui l'intéresse ce sont 2 autres thèmes : la notion d'appartenance de l'idée, en premier lieu, et ensuite une expèce de lutte des classes moderne.

Ainsi pour le proces des jumeaux Winklevoss, la question est possée de la manière suivante :
Les jumeaux ont une idée d'un site de rencontre exclusif (harvardconnection) mais ne savent pas comment la mettre en oeuvre techniquement.
Zuckerberg, reprend cette idée et la  "programme"  mais aussi la perfectionne, l'améliore pour lui même et lance TheFacebook.
Dès lors, on peut se poser la question de la paternité d'une idée. Dans le film c'est traduit par la phrase de MZ "Si vous aviez fait Facebook, vous auriez fait Facebook". Sous-entendu, vous n'avez rien fait, c'est moi, qui ai réellement produit Facebook tel qu'il est. L'idée sans la main qui la met en oeuvre n'a pas de valeur.
C'est quelque chose que l'on voit de plus en plus : des gens ont des idées plus ou moins avancées n'arrivent pas à la commercialiser ou alors seulement à petite échelle et attaquent ensuite celui qui réussi à la diffuser au plus grand nombre.
En creux, c'est aussi la question des brevets (dépot de l'utilisation d'un idée) qui est posée et tout particulièrement dans son utilisation actuelle et industrielle (dépôt d'un brevet pour empêcher que l'idée soit développée par la concurrence).

Au travers de cette partie, on sent qu'au-delà du sujet des brevets, Fincher aborde un autre problème de la société américaine : les clubs et les réseaux sociaux. Mon  avis personnel étant que le titre même du film "Social Network" fait référence, non pas à Facebook, mais bien au réseau social qui est  aujourd'hui, non seulement obligatoire à la réussite sociale, mais aussi au fait de porter des idées et des valeurs.
MZ est tenu à l'écart des clubs qui créent cette élite américaine pour laquelle il faut être introduit. Pour autant, c'est un génie (ce qui est montré dans la seule scène dans l'amphi de la fac).
Fincher pose alors la question de la cooptation des élites entre elles et de l'appauvrissement culturel et intellectuel qu'elle génère.

C'est vraiment en ce sens que le film est très pertinent aujourd'hui. Même s'il est effectivement très verbeux (je me demande même dans quelle mesure, les dialogues n'ont pas été accélérés).
Fincher utilise complètement l'exemplarité de Facebook, comme représentatif d'une époque où Internet peut permettre à n'importe qui de créer quasiment tout seul ou en très petit comité une révolution et inversée les valeurs top-down entre le concepteur et le faiseur.

Dès lors, il faut se poser la question de la personnalité de Mark Zuckerberg : est-il Monsieur N'importe qui ?
Je remarque juste une première - longue - scène d'ouverture où Zuckerberg parle vite et beaucoup en s'ouvrant à sa petite amie sur sa vision du monde, son avenir, ce à quoi il croit. Le résultat est qu'elle le plaque et c'est un vrai rejet de ce qu'il est.
Tout le reste du film, Zuckerberg ne parle plus, quand il le fait  c'est technique et factuel. Ce qui est mis en avant c'est que Mark n'a aucun charisme ni de talent social (mise en evidence avec l'opposition avec Sean Parker). On notera d'ailleurs, qu'en deux heures de temps on n'a même pas entendu parler des parents de Zuckerberg, pas un coup de téléphone sur 4 ans, pour un biopic c'est quand même une première.
Au contraire il va même à l'inverse des codes sociaux  : pas de costume-cravate, pas socialisation à outrance, des répliques cinglantes contre les représentants de l'autorité, très peu d'amis.
Bref, Fincher fait tout pour qu'on ne s'attache pas à ce personnage pour maintenir sa thèse. En effet on  peut quand même trouvé Fincher dur avec Zuckerberg qui n'est au moment des faits qu'un gamin confronté à des choix que bien d'entre nous aurait des difficultés à faire. Il n'y a que dans la dernière scène qu'il le sauve un peu mais la démonstration est déjà faite donc c'est plié.

Finalement, j'ai vraiment trouvé ce film très intéressant et je prendrai un grand plaisir à le revoir à sa sortie DVD. Même si je le trouve quand même assez roublard sur le fait d'utiliser la réputation de Facebook pour faire venir le public, roublard dans sa mise en forme en trompe l'oeil, roublard aussi de faire croire qu'il s'agit d'un biopic alors que Fincher veut traiter d'autres thèmes. Enfin, j'imagine aussi  qu'il doit être assez hermétique pour le grand public.

Merci d'avoir prit le temps de lire tout ça.

Dernière modification par chmox (28-10-2010 19:59)

Gimme a hug, you food !

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Re : The social Network

Je plussoie ton avis.
Vraiment un très très bon film.
Pas un chef d'oeuvre, mais un film différent et qui fait réfléchir sur les notions d'idée, d'amitié, trahison, et richesse.
Pour le fait d'utiliser FaceBook pour attirer du monde, c'est pas plus mal non plus puisque ça fait plus de fric, mais surtout c'est plus concret (beaucoup de personnes sont sur FaceBook). Personnellement, on m'avait prévenu que ce serait beaucoup plus qu'un simple biopic, et c'est pour ça que je suis allé le voir.

Je trouve ça bizarre que certaines personnes le détestent encore plus après avoir vu le film.
Pour moi, Mark est un nerd qui a réussi tout en "prenant sa revanche". Après, sa solitude n'est pas contestable (dans le film, du moins).
C'est un être avec des qualités et des défauts, et j'ai bien aimé que le film n'ai pas pris parti de tel ou tel camp.
Chaque phrase de dialogue est une perle, c'est super bien foutu, l'image est très belle. Mais là, c'est Fincher quoi  big_smile

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Re : The social Network

Salut,

Critique de JohnPlissken du film sur son blog qui reprend vie pour l'occasion : http://johnplissken.blogspot.com/2010/1 … daire.html

Gimme a hug, you food !

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Re : The social Network

Bon ok le montage est brillant, et la séance d'aviron, pour ceux qui n'ont jamais vu de Tiltshift, est bluffante, mais sinon je ne vois qu'un 2 mérites à ce film, radiographier les nouveaux modes de communications de notre époque et nous révéler que c'est un putain de sociopathe qui a entre les mains les données personnelles de 500 millions de personnes et que son oeuvre contribue largement à la mutation de notre tissu social.
Ce film, tout comme Inception est froid et désincarné, comme une ligne de code!
Je suis donc sorti comme vous vous en doutez, passablement énervé à la sortie du film.
non, on est pas içi pour faire un procès à Facebook, même si ça me démange!
La phrase du film : "...toute création implique un diable."

Paul (Muad'Dib) Atréides
(10175 - 10217)

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Re : The social Network

Donc d'après vos critique ce film est du bla-bla, les procès mais pas le phénomène, d'après la bande annonce cela doit faire plaisir pour un certain groupe de cinéfile, bon bet je pense aller le voir

geek 15 ans geek inc, rende vous tech, zapcast, sprinpod, lionel app show, season1, appload et ouvert au autre
follow me

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Re : The social Network

>>>>> Transfert de post >>>>>>

En ce week end pluvieux, j'ai fait comme toi Toxiine, j'ai vu the Social Network. Et même si on a du faire la queue 20 minutes dehors sous la pluie, pour retirer les places préallablement réservées sur Gaumont.fr, ("Retrait rapide" qu'y-z-appellent ça mad !!...) même si le gamin à côté de moi regardait son SmartPhone dès qu'il y avait plus de 1min30 de dialogue d'affilée (il devait checker le statuts facebook de la fille à trois rangées de lui  wink ), même si je n'ai pas de compte facebook, même si je n'aime qu'un film sur deux de D. Fincher, j'ai adoré ce film.

Pourtant ça n'a pas été mon sentiment immédiat en sortie de séance. Mais après une bonne nuit de sommeil et de méditation, j'admets que c'est un grand film qui commence bien la décennie.

Je ne dirais rien de mieux que John Plissken dans sa brillante critique sur son blog, mais bon j'essaie : les acteurs sont fantastiques, ma scène préférée est celle dans la boîte de nuit de San Francisco : le son est parfaitement rendu -et contrairement à la plupart des films avec une scène en boîte-, les acteurs ne se parle pas normallement mais doivent bien hurler pour se faire entendre... comme en vrai quoi! De plus les dialogues n'en sont que plus percutants. Pour être tombée par hasard dans une réunion de la sororité Alpha Kappa Alpha du Michigan, et aussi trainé dans le campus au moment des home-coming football  games, je dois avouer que l'ambiance de glam-porno-chic-puritano-beuverie est très bien retranscrite dans la façon de filmer, le montage, la lumière... il ne manquait plus que l'odeur bière/whisky/pisse/grill/herbe/vomi/parfum cocotte (vous avez été /êtes étudiants, vous voyez bien à quoi je fais allusion).

C'est un film grand public car il ne s'éternise pas sur le fonctionnement de facebook, sur sa technologie, le code, etc... mais j'ai pu voir en salle que les plus jeunes s'ennuaient par moment, certainement insensibles au jeu des acteurs (pff les jeunes cons).

Enfin ce film nous fait entrevoir ce que l'élitisme des grandes écoles aux USA a de meilleur et de pire. C'était déjà le propos du Cercle des Poètes Disparus en Angleterre (non je ne plagie pas un certain post du blog de John, mais c'est vrai). C'est là qu'on est bien content d'avoir fait une petite école d'ingénieur Française, qui n'a certes pas la renomée de Harvard mais où on s'est senti bien tout au long de nos chères (et non pas financièrement) années d'études.  cool

Pour faire plus court, courrez-y!!

Be seeing you,
Mentine

>>>>>> Transfer complete >>>>>>

Pissenlit : Vous bloquez sur u(z) alors qu'il suffit d'interpréter la constante h... voyons.
Roger : Eh ! Eh y va interpréter une constante lui eh... dans l'état où il est!

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Re : The social Network

Mentine a écrit:

Pourtant ça n'a pas été mon sentiment immédiat en sortie de séance. Mais après une bonne nuit de sommeil et de méditation, j'admets que c'est un grand film qui commence bien la décennie.

Oui je suis d'accord, ma considération vis a vis de ce film a vraiment évolué. C'est un film ou il se passe beaucoup de chose. Une critique a chaud était assez difficile car faut tout remettre en place.

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Re : The social Network

Message original de Toxine le 8 Nov (sur un topic en doublon qui a été effacé)

http://www.nowatch.tv/forums/img/avatars/764.png

Je suis allé voir ce film ce week-end et je suis loin de l'avoir regretté.

Tout d'abord un sujet qui risquait de ne pas passionner. Une histoire de procès comme il en existe beaucoup. Et pourtant au final... quel film. Mais à quoi devons-nous le succès de ce film?

Je pense qu'il y a d'abord le personnage en tant que tel. Ce gars est passionnant et charismatique à souhait (du moins il est présenté comme tel dans le film). Il est drôle, intelligent, n'a peur de rien (et surtout pas de ses chaussures), ambitieux et surtout c'est un enfoiré de première (est-ce voulu ou pas, je n'en sais rien mais les faits sont là). Tout ce truc fait qu'il dégage cette aura cinégénique à souhait (houlaaa, je refais le dictionnaire maintenant).

Puis vient l'histoire pas tout à fait banale non plus. Ca reste des procès et des dialogues mais certainement pas de ceux que nous vivons tous les jours.

Enfin je pense qu'il y a Fincher. Le réalisateur qui a su mettre en valeur ce sujet assez casse-gueule. Le fond, i.e. scénario, est juste fantastique avec ses allez-retours temporels. Il fait preuve d'une véritable intelligence car il mélange les faits tels qu'ils se sont passés avec les témoignages lors des "procès" (je mets procès car je ne sais pas comment s'appele cette partie pendant laquelle on entend juste les différentes parties se justifier dans une pièce qui ne ressemble en rien à un tribunal). Il passe de l'un à l'autre toujours au bon moment et surtout d'un procès à l'autre (et oui, il traite les deux plus gros procès liés a Facebook) avec beaucoup de facilité et de clareté pour la personne qui suit le film.

Puis il ya la forme. Le premier dialogue du film, le concours d'aviron, la première entrevue avec le fondateur de Napster. Tous ces trucs qui font que Fincher est grand. Les trucages qui passent inaperçus aussi (le fait que les deux frères qui font de l'aviron sont joués par le même acteur). La bande son qui cartonne à chaque instant avec une justesse extraordinaire et qui est bien en accord avec le ton du film.

En conclusion je ne peux que vous recommander de voir ce film.

You're not an asshole, Mark. You're just trying so hard to be

Toxïne

Well, you better learn your lesson before to start to teach ... G.Eluerd
Ondulé Par-ci par-là luné Pas les idées bien installées It is a shame I never feel the same

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Re : The social Network

Vu ce WE...

Je ne vous ferais pas de une énième critique (y'en a déjà de très bonnes sur ce topic et celui de Plissken) mais j'avoue avoir vu un très bon film...

Par contre je ne le rangerais pas comme Sir Plissken dans la catégorie "Chef d'oeuvre", peut être parce que pour moi j'attends d'avoir été vraiment touché par un film avant d'en faire un chef d'œuvre, et là ca n'a pas été le cas pour moi.

Les qualités cinématographiques sont toutes là (interprétation, photo, dialogues, réalisation, musique) et Fincher est vraiment au top de sa forme effectivement.

Excellent film donc mais pas un chef d'oeuvre à mon sens, comme peut l'être un Black Swan récemment (faudra d'ailleurs que Mentine fasse la stat, mais je crois bien que je parle de Black Swan dans 100 % de mes posts en ce moment, ca devient lourd... vais pt'être aller voir un psy moi...)

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Re : The social Network

J'ai enfin vu the social network et personnellement je ne l'ai pas trouvé grandiose mais je l'ai apprécié sur quelques points :
C'est pas uniquement de la beuverie comme essayait de le faire croire la bande annonce.
Pour une fois, quelqu'un qui "hack" ne le fait pas avec une interface 3D sur 12 écrans et 4 claviers mais avec des vraies technologies et sur le moment je me suis dit "Ah tiens on me prends pas pour un con" donc ca c'est bon.
Il y a pas mal de personnages mais au final on arrive à s'y retrouver sans avoir des heures de présentation pour chacun d'eux.

J'ai malheureusement trouvé que les scènes au tribunal cassaient complètement le rythme du reste du film.