Ken Russell est un réalisateur étrange. Sa vie est parsemée d'essais, souvent tourné vers une volonté de montrer l'interdit au cinéma. Mais ses essais n'ont été que très rarement couronnés de succès (artistique ou public).
Si Altered States est connu de la sphère geek, il reste surtout au yeux du grand public le réalisateur du film culte des Who, Tommy. Ce dernier témoigne d'ailleurs du style Russell composé de plans hallucinogènes, de couleurs vives mais qui cachent néanmoins un certain malaise. Tout comme dans Altered States, il y a des passages complètement allumés qui peuvent faire rire dans un premier temps mais qui petit à petit vous gênent. Russell est une sorte de Cronenberg avant l'heure, un provocateur qui prend un malin plaisir à vous raconter des histoires sordides.
Le souci c'est que Russell est aussi un réalisateur fashion et c'est là où le bât blesse. Son image est tellement marqué par une époque que nombre de ses films deviennent inévitablement ringard quelques années après leur sortie. Difficile de regarder Tommy sans se marrer sur les passages animés, de même il est quasi impossible de regarder Altered States sans sentir le frisson du nanar sur les dernières 15 minutes.
Mais alors, si le gars n'était pas si génial que ça, pourquoi est ce j'en parle ? Et bien parce que Ken Russell a fait un chef d’œuvre, un film claque à mettre à côté d'Apocalypse Now ou de Valhalla Rising (dernière grosse baffe en date). En 1971, Ken Russell sort The Devils... et mais, tiens je vais peut-être en faire une séance du père Sheppard, ça fait longtemps.
Tout commence et finit par un T.