Re : Golden Globes 2012
le discours du "c'était mieux avant"
Il n'y a pas de discours "c'était mieux avant", là est la morale de la fable.
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le discours du "c'était mieux avant"
Il n'y a pas de discours "c'était mieux avant", là est la morale de la fable.
Peut être as tu raison @sheppard. Mais alors pourquoi comparé la vie piteuse de cet auteur, entouré d'abrutis à la belle vie des artistes des années 20. Ce n'est peut être qu'une impression, mais il y a là l'image dune dégradation de l'art à laquelle nous assistons, passifs, avec comme seul échapatoir, le rêve d'une vie dans un temps mythifié par les années.
Ce qu'on voit c'est avant tout une vision idéalisée de ces années par le personnage principal (qui est aussi Woody Allen, pour changer, comme dans tous ces films), qui manque de confiance en soi, de détermination dans ses choix, un grand fan de ces auteurs ... et on les voit comme des gens "ordinaires" qui ont aussi leurs problèmes.
Ce que j'ai trouvé un peu "grossier" c'est l'opposition des personnages américain-riche-inculte (incarnée par Rachel Mc Adams) avec français-pauvre-cultivé (représentée par Marion Cotillard
).
Be seeing you,
Mentine
Taranbrick a écrit:le discours du "c'était mieux avant"
Il n'y a pas de discours "c'était mieux avant", là est la morale de la fable.
C'est vrai que c'est intéressant de voir que ce "c'était mieux avant" est une mode qui à traversé toutes les époques, chacun fantasmant sur la période qu'il l'a précédée de 50 ans.
Mais comme l'a dit Mentine la ficelle est un peu grossière, opposer les basses préoccupations de nos jours face aux plus haute sphère littéraire, poétique et politique de cette époque ca semble un peu facile.
L'opposition n'est pas subtile, et n'est probablement pas fait pour l'être, mais la façon dont est traité"notre époque" est tellement détestable qu'on ne peut que se lier d'amour pour la période précédente.
Si le discours de Woody Allen avait été "c'était mieux avant et aujourd'hui c'est nul", la fin aurait été complètement différente.
Midnight In Paris est avant tout un film sur Paris. Woody Allen présente le sien dans les premières images du film, puis raconte l'histoire d'une personne qui découvre qu'il évolue dans le mauvais milieu, et qui va aller chercher conseil auprès de ses illustres héros pour finalement faire le bon choix. Mais la morale de l'histoire est qu'il faut vivre avec son époque et que Paris aujourd'hui a autant de choses à offrir que dans les années folles. Il y a certes moins d'artistes américains (sont tous parti à Berlin), mais il y a autre chose, dont des jolies parisiennes.
C'est une nouvelle fantastique, rien de plus, et c'est avant tout cela que j'aime dans ce film. Le fait que le monde historique ne soit ni un rêve, ni une vision, ni quoique ce soit d'imaginaire mais bel et bien réel. Les fantômes de Paris. Le sort réserver au détective privé est là pour le prouver.
Alors évidemment, il y a les grosses ficelles de la comédie romantique. Mais utiliser ces grosses ficelles permet à Woody Allen d'aborder un second thème, comme il le fait presque toujours, sur la difficulté d'écrire et sur l'importance de partager ses idées pour les faire évoluer. Qu'à trop travailler seul, on finit par tourner en rond. Accessoirement, c'est aussi le thème de "Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu', qui est nettement moins réussi.
Que ce soit le slapstick , les punchlines ou la comédie romantique, Worrdy Allen a toujours utilisé les grosses ficelles de la comédie pour pouvoir aborder les thèmes sous-jacent sur l'art en général. Au bout de 47 films, c'est normal que cette utilisation puisse paraître grossière alors qu'en vérité elle ne l'est pas plus que dans Annie Hall ou Mystery Murder.
Enfin, Woody Allen a toujours été fasciné par les années folles (20/30). Que cela soit dans des détails comme la garde robe de Diane Keaton dans Annie Hall ou le choix de ses musiques, ou carrément dans ses films d'époque, Allen revisite cette époque de manière à chaque fois un peu différente. Ce n'est donc pas une surprise que lorsqu'il décide de faire un film sur Paris, il se plonge dans celui des années folles mais avec ce petit plus qui de mettre les angoisses d'un auteur d'aujourd'hui face à celles des auteurs d'hier.
Pour finir, je ne crie pas au chef d’œuvre. Woody Allen a atteint ce stade ou on ne meut comparer ses films qu'avec d'autres de ses films. Tout comme Bowie en musique, où on ne peut que choisir qu'entre un bon ou un mauvais Bowie, le choix est le même pour Allen. Midnight In Paris est un bon Woody Allen, nettement supérieur à la vacuité de Vicky Cristina Barcelona, par exemple.
Sous titre dispo ![]()
Dernière modification par CuberToy (18-01-2012 12:19)
Je rentre un peu tardivement dans le débat mais mieux vaut tard que jamais!
Tout d'abord, je soutiens @Taranbrick et @Tinus sur ce qu'ils ont appelé le discours du "c'était mieux avant". Une nostalgie est légitime, une idéalisation aussi (à considérer comme un rêve et sans vouloir la ramener dans le plan du réel), mais je condamne le fait de faire un film sur une prétendue réalité qui ne relève en fait que du cliché et de la romance, sur le fond du moins. Que Woody Allen mêle une vision de l'art à des comédies romantiques sans toujours qu'il y ait une véritable profondeur, je suis d'accord (dans ce style, Vicky Cristina Barcelona est assez réussi selon moi) mais ça ne prend pas dans Midnight in Paris. Il n'y a aucune "redéfinition du poète", comme certains l'ont pu voir, et le film, selon moi reste dans l'apparence et ne propose rien de profond, les dialogues et les images stéréotypées n'étant même pas rachetées par des plans très classiques et sans grande poésie. On peut louer quelques choses à la limite, comme l'apport culturel à la société américaine, mais ça ne justifie en rien le prix de Best Screenplay aux Golden Globes!
Et pour ceux qui seraient passés à côté de cette info essentielle, sachez que l'équivalent français des Golden Globes, la cérémonie des Globes de cristal, sera diffusée le 6 février à 23h10 sur France 3 et sera présentée par Julien Lepers!
Elle n'est pas belle, la vie? ![]()
6 février à 23h10
En direct des USA, ou alors c'est que tout le monde s'en cogne.
Et pour ceux qui seraient passés à côté de cette info essentielle, sachez que l'équivalent français des Golden Globes, la cérémonie des Globes de cristal, sera diffusée le 6 février à 23h10 sur France 3 et sera présentée par Julien Lepers!
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Elle n'est pas belle, la vie?
Julien Lepers en France, Ricky Gervais aux US.
Y'a pas a dire on est gâté ![]()
C'est sur que la comparaison n'est pas trop en notre faveur... ![]()
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