Salut à tous,
Tout d'abord merci à la team de NowatchTV: j'ai découvert grâce à vous une super série (rhoo le jeu de mots).
Avant de commencer, je précise que je ne suis pas fan de Kaamelott même si j'en ai vu quelques épisodes.
1. l'achat (sous-titre "vivement la disponibilité sur iTunes")
- Dis monsieur F..C je trouve pas le Dvd de "Hero Corp" dans le rayon série.
- c'est quoi ça ?
- 0_° une série
- ah oui.... ben y'en a plus
- Merci gentil monsieur
Allez go go rush Auchan, certes ce n’est pas mis en avant mais au moins y'a trois exemplaires en vente. Bref, une diffusion dématérialisée serait un vrai plus pour la série.
2. L'objet
Belle pochette au look soigné, avec des illustrations très sympas et 4 disques à l'intérieur, 3 d'entre eux contiennent les 15 épisodes de 25 minutes chacun le 4ème contient les bonus. On a aussi le droit à un petit leaflet avec le titre de chaque épisode et un résumé rapide (le texte est assez agréable).
Bref, pour 30€ ca le fait bien bien.
3. La série en elle-même
Je ne fais pas le pitch, vous avez déjà regardé le podcast ,o)
Sur la forme, on ne peut dire qu’une chose : la photo est excellente, et les cadrages, les éclairages à l’avenant. Peu de moyens, certes, mais jamais l’image ne fait cheap.
Les paysages sont sublimes évidemment puisque le tournage a lieu en Lozère. Choix finalement pas si anodin car ce cadre devient tout d’un coup une partie de l’identité de la série. Qui peut citer une série contemporaine dont l’action se situe en milieu rural ? (Strip tease ne compte pas ;o)
Sur le fond : mon avis, c'est qu'on retrouve un peu dans le même contexte que Star Wars épisode 1. Je m’explique.
Le rythme est assez lent surtout dans le contexte « Super-héros ». ce qui se justifie tout autant par l’histoire (l’action au fin fond de la Lozère y’en a pas beaucoup) que par la volonté de mettre en place un univers.
Pour cela Simon Astier utilise de très bonnes idées comme le fait que tout se passe dans un petit village, ce qui lui permet de se concentrer sur un nombre de personnage restreint. L’autre bonne idée c’est que les super héros sont dépourvus de vrais pouvoirs ce qui oblige à s’intéresser à leur caractère.
Précisément Simon Astier s’attache à créer un véritable univers avec ses personnages qu'on va découvrir au fur et à mesure et bien sûr en parallèle on s’y attache.
Ainsi la facilité aurait été de présenter les super pouvoir de chacun dès le premier épisode et donc en faire une vitrine pour la série.
Le parti-pris est très différent : le scénario est au service de l'histoire et non le contraire. Les personnages sont présentés par leur métier : éleveur de cochon, cafetier, boulanger, maire etc…
L’autre facilité aurait été d’en faire une grosse comédie qui tache avec son lot de blagues liées au pouvoir foireux des Hero Corp.
C’est sur ce point que certains pourraient être déçus s’ils se sont pris à espérer un portage de Kaamelott chez les Marvel. Autre facilité évitée par Simon Astier qui crée ici ses propres références.
En effet, si certaines situations et répliques font sourire en début de saison, il faudra quand même attendre au moins le 6ème épisode pour se surprendre à rire réellement.
J’y vois une certaine cohérence : les bases ayant été jetées dans les premiers épisodes, on peut laisser plus de place à l’humour. Un humour d’ailleurs très agréable et rare par les temps qui courent car dénué de cynisme. Le premier dialogue n’aurait pas été renié par les Monty Python.
4. Attention des défauts il y’en a.
Le premier étant le format de 25 minutes trop court à mon avis pour une série de ce type. Les contraintes budgétaires ont sûrement poussé à faire ce choix, mais je reste convaincu que la série gagnerait à passer sur du 52 minutes. Ceci permettrait de mieux s’imprégner des personnages mais aussi de faire développer l’histoire de façon plus douce et d’approfondir encore les personnages.
Quelques incohérences entre les dialogues et les personnages. Par exemple Klaus qui est garçon de ferme parle comme un gars de la cité.
Enfin, j’ai parfois l’impression que Simon Astier s’est amusé à prendre à contre pied les attentes de ses spectateurs et ce de façon parfois un poil trop systématique. D’où parfois cette sensation de devoir s’accrocher.
On se retrouve donc avec un objet étrange puisqu’à ranger au confluent de l’humour, de la saga, de la série à suspense, avec une nouvelle catégorie à ajouter : série dont les défauts font la qualité.
Pour conclure, la saison 1 de Hero Corp est une saison d’exposition, elle sert à poser les fondements de ce qui se passera plus tard. C’est une vitrine qui met en appétit, espérons que le chef saura transformé les promesses du menu.
Ceci étant dit, suite à l’interview, on peut être confiant je pense que les auteurs savent déjà où ils doivent atterrir dans 3 ou 4 saisons.
… et merde j’ai écrit trois pages désolé d’avoir été aussi long.
Gimme a hug, you food !